Cette troisième partie concerne des régions "sensibles" en raison des risques terroristes. Initialement il était prévu un passage par le Sénégal afin d'éviter l'est de la Mauritanie et une partie du Mali déconseillés par le Ministère des affaires étrangères. Nous avons changé d'avis pour 3 raisons : 1/ la traversée du Sénégal est extrêmement compliquée administrativement avec une entrée par le poste frontière de Rosso sans doute le plus corrompu, mafieux, etc. du monde ! (désolé pour nos amis sénégalais qui en subissent les conséquences). 2/ la perception sécuritaire est assez subjective et vu de Nouakchott c'est plutôt l'Europe qui aujourd'hui est dangereuse. Se promener dans une rue de Nouakchott ne nous parait pas plus risqué que de prendre le métro à Paris. 3/ La route habituelle de Mauritanie est assez sécurisée jusqu'à la frontière du Mali avec des barrages réguliers de police. Après la frontière une escorte policière malienne accompagne les convois jusqu'à Bamako.

Pour autant il ne faut pas prendre les questions de sécurité à la légère, donc certaines règles doivent être scrupuleusement respectées et pour sécuriser plus encore le convoi un guide mauritanien de l'auberge Sahara nous accompagnera jusqu'à la frontière du Mali. Il nous sera d'une aide précieuse notamment pour faciliter les démarches administratives et aussi pour surmonter quelques difficultés.

Frontière mauritanienne à Nouakchott : 470 km

La sortie du poste frontière marocain débouche sur un no man's land de quelques km avec des pistes qui partent un peu dans tous les sens. C'est très caillouteux et un peu sablonneux par endroit. Il faut repérer le bon passage mais on ne roule guère plus qu'à 10 ou 15 hm/h. C'est un endroit un peu glauque avec pas mal de voitures en panne ou faisant l'objet de trafic. Il y a aussi des guides plus ou moins faux et des individus louches qui s'improvisent transitaires en douanes et intermédiaires en tout genre !

Une voiture d'accompagnement : l'ambulance BX n'apprécie pas du tout ce type de piste et le circuit hydraulique commence à donner des signes de fatigue.

Puis on atteint les bâtiments du poste frontière de la République islamique de Mauritanie. Avec tout de suite une question existentielle : par quel bout commencer les formalités ? C'est complexe et très embrouillé entre la douane, la gendarmerie, la police, les militaires, les assurances, etc. etc. Difficile de se passer d'une sorte de transitaire pour faciliter les démarches. En final on nous impose une escorte douanière très, très onéreuse qui est censée nous accompagner en convoi jusqu'à la sortie du pays. Après négociation cette escorte se réduira à une "surveillance" téléphonique, au moins la première journée.

Après une nuit passée non loin de la frontière direction Nouakchott, la capitale, par une belle route qui se faufile entre les dunes de sable.

 

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Halte à l'auberge Saharaà Nouakchott, le rendez-vous des routards sahariens. Puis une journée de repos entre plage, visite de la ville et palabres avec les routards de passages.

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Nouakchott à Gogui (frontière du Mali) : 950 km

Nous prenons la direction plein est par la route dite de l'espoir car elle a permis de désenclaver les nombreuses villes et villages du sud mauritanien jusqu'à l'est du pays.

La route est d'abord étroite et en "montagne russe" qui rend difficile les croisements et surtout les dépassements. Il faut aussi faire très attention aux animaux nombreux dans certaines régions d'élevages et qui divaguent librement sur la route : chèvres, moutons, dromadaires, ânes, etc. Les traversées de villages sont aussi périlleuses en raison de la circulation anarchique de tout types d'engins.

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A partir de la ville de Kiffa la route est en cours d'aménagement et il faut prendre de nombreuses déviations par des pistes qui nécessitent beaucoup d'attention pour les conducteurs. Notre ambulance BX est quasi au bout du rouleau, la pompe hydraulique est sans doute défectueuse donc plus de suspension et plus de freins. Il faut la trainer et bientôt nous devrons nous résigner à l'abandonner. 

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Frontière du Mali à Bamako

Après de longues formalités douanières (encore !) direction Bamako la capitale escorté par des gendarmes. On sort progressivement du désert pour entrer dans la zone sahélienne de savanes avec les premiers baobabs. C'est l'Afrique noire : un autre monde. Pas d'incident à signaler mais un désagrément en arrivant à Bamako : pour des raisons de pollution la circulation des camions est interdite de 18h à 22 h et de 6h du matin à 10h. Donc blocage du convoi.

Il faudra patienter pour profiter du cadre du camping Djoliba près du fleuve Niger et de sa piscine. Et en prime de ses innombrables moustiques !

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