Débarquement de nuit dans le port de Tanger-Med. Ce nouveau port à 25 km à l'est de Tanger est en service depuis quelques années. Il est immense et il n'est pas très aisé de trouver le bon circuit adapté à notre convoi humanitaire. Impossible en final d'échapper aux démarches douanières prévues pour les marchandises avec cependant des adaptations prévues pour le fret humanitaire et pour le transit par le Maroc : exonération de taxes, dépôt d'une caution récupérable à la sortie du pays, plombage des camions, etc. A noter : le bon accueil du personnel des douanes et leur efficacité. Pour autant il nous faudra 1 jour 1/2 avant d'entrevoir la sortie du port.

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Mauvaise nouvelle : une fuite d'huile sur un moyeu de roue d'un camion a été constatée avant l'embarquement en Espagne. Roland notre mécano livre son diagnostic : un roulement est sans doute défectueux. Il faut essayer d'atteindre Marrakech pour envisager absolument une réparation avant de continuer vers le grand sud.

 

 

Tanger à  Marrakech

Pas de difficultés pour atteindre cette ville par l'autoroute via Rabat et Casablanca. Notre sortie du port de Tanger ayant été tardive une partie du trajet sera nocturne. Le roulement semble tenir même si la fuite d'huile est toujours bien présente. Vers minuit c'est avec un grand plaisir et aussi un grand soulagement que nous nous installons au camping Ferdaous à quelques km de l'entrée Marrakech. Il ne fait pas encore très chaud mais nous déjeunons en plein air entouré de très nombreux camping-caristes qui telles les hirondelles viennent passer l'hiver dans le sud marocain.

Le lendemain c'est "congé" : visite de la ville, des souks, etc. ................

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.................sauf pour le mécano. Sans trop de difficultés il trouve un roulement et des joints. Il faut une bonne journée 1/2 de travail pour effectuer la réparation. Bravo Roland !

 

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Marrakech à Tiznit (sud Agadir) : 370 km

Le départ de Marrakech ne pouvant se faire qu'en début d'après midi (il faut terminer la réparation), notre calendrier se trouve bouleversé. Nous devrions être à l'entrée du Sahara occidental, nous ne serons qu'aux environs de Tiznit avec un bivouac dans une station service. Le gérant nous propose très gentiment de mettre notre camion assistance dans un garage ce qui nous permet de diner à l'abri du vent et du froid. Nous sommes déjà bien loin au sud mais le vent qui vient d'Europe nous poursuit !

 

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Tiznit à Laayoune : 600 km

Après Tiznit nous atteignons très vite la chaîne de l'Anti Atlas, derniers reliefs jusqu'à l'arrivée au Burkina. La route monte très vite vers le col du Kerdouz à près de 1000 m. Les paysages sont magnifiques. Dans la descente vers Guelmin puis Tan Tan les vastes étendues semi-désertiques préfigurent le Sahara occidental. Nous y voilà dans le grand sud. Bientôt la route va longer l'Océan Atlantique jusqu'à la frontière de Mauritanie. Sans relief avec parfois des lignes droites interminables elle surplombe l'Océan qui vient échouer ses énormes rouleaux contre une falaise de plus de 40 mètres. L'absence de vent (ce qui est très rare) va nous permettre d'organiser un déjeuner dans cet étrange décors.

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La conduite sur cette route nécessite une bonne concentration et une bonne maitrise du véhicule. La route est en effet étroite par endroit, les bas côtés sont souvent surélevés et très abîmés, enfin la circulation surtout de camions est assez dense. Le croisement de 2 camions se fait serré et on y laisse parfois un rétro.

Cette étape va à nouveau être marquée par un incident technique : un pneu avant d'un camion éclate. Il faut 1h 1/2 pour effectuer le changement et il faut aussi trouver une autre roue complète chez un garagiste dans le village d' Akfennir.

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A nouveau il faut envisager une étape plus courte. Adieu le camping de Boujdour que nous avions prévu. Nouveau bivouac dans une station service près de Laayoune.

 

 

 

Laayoune à Dakhla : 500 km

Départ très tôt. Après ces étapes perturbées par des incidents techniques il est temps de se recaler sur le calendrier prévu et surtout d'atteindre le plus tôt possible le camping de Dakhla pour un peu de confort : douche, lavage du linge et un peu de détente avant la Mauritanie.

A une soixantaine de km du but une voiture d'accompagnement éclate 2 pneus, sans doute en accrochant le bas côté. Nous ne disposons que d'une roue de secours. Les autres sont dans l'un des camions plombés par les douanes à Tanger ! Impossible de déplomber car c'est la perte assurée de la caution versée pour la traversée du pays.

Il faut se résigner à immobiliser le convoi et à envoyer une voiture pour acheter une roue à Dakhla ! Retour en fin d'après midi avec une roue complète qui s'avère voilée ! Tant pis on roulera à allure réduite jusqu'au camping que nous atteindrons à la nuit tombante. Décidément aucune étape n'est épargnée par un incident technique.

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Dakhla à la Frontière de Mauritanie

Départ en début d'après midi avec une arrivée prévue en fin de journée à la station service de Bir Gandouz située à une soixantaine de km de la frontière. C'est l'occasion d'admirer les magnifiques paysages de la presqu'île de Dakhla où se mèle l'océan et les dunes du Sahara.

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Le départ est émaillé de quelques incidents sans gravités (notamment une nouvelle crevaison) qui nous retardent mais la route est belle et le peu de circulation permet de rouler à une bonne allure. Les paysages sont sahariens. Nous sommes dans le grand désert avec parfois un vent de sable blanc qui nous masque la route.

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L'arrêt à mi-parcours est marqué par un incident qui va mettre tout le convoi en difficulté : un geste brusque d'un équipier et c'est une clef cassée dans un Nieman. L'effort pour libérer le volant va se traduire par la rupture de la colonne de direction. C'est la cata complète ! Après plusieurs tentatives de rafistolages la solution va consister à bloquer une clef à pipe de 14 qui va servir de volant sur 160 km. Bir Gandouz est atteint vers 22h. Bravo encore à Roland le mécano et à Safak qui ont réussi cette opération périlleuse. 

Au petit matin on s'aperçoit que Bir Gandouz est devenu une petite ville pourvue d'un mécano, un soudeur, etc. On pourra réparer sans trop de problème.

Réparation du volant

 

Et direction la frontière et les complexes formalités de sortie du Maroc

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